Nos réalisations

Projet Agrobiote

Le projet Agrobiote est financé par la région Grand Est via l’AAP « Aide aux projets de Recherche & Développement (R&D) et d’Innovation Grandes entreprises ». ARD est porteur du projet, RITTMO Agroenvironnement® et le LAE (UMR 1121 Laboratoire Agronomie et Environnement de l’Université de Colmar) sont partenaires. Ce projet fait suite au projet CERBIO financé de 2016 à 2018 par des fond FEDER.

Le principal objectif de ce projet est la mise au point d’une stratégie agronomique globale dans les systèmes de grandes cultures basée sur l’utilisation de Biosolutions afin de réduire le recours aux intrants de synthèse et ainsi répondre aux enjeux environnementaux et sociétaux de demain. Ces Biosolutions sont des microorganismes isolés de parcelles cultivées localisées dans la Région GE et offrent des solutions de biocontrôle et/ou de biofertilisation. Un de ces microorganismes sera plus particulièrement étudié dans ce programme en tant qu’agent de biocontrôle. Cette solution de biocontrôle sera développée entres autres à l’aide de nouvelles structures tensioactives biosourcées, d’une méthode de production et d’application adaptée. L’évaluation des systèmes de culture et des éléments des itinéraires techniques permettant de maximiser l’efficacité et la rentabilité économique de ces solutions pour les agriculteurs sera également réalisée.

Ce programme s’inscrit dans le contexte de la triple performance (économique, environnementale et sociale) recherchée par les systèmes de production agricole à travers la mobilisation des concepts et leviers techniques de l’agro-écologie. Chaque année, les maladies des céréales occasionnent des pertes de rendement conséquentes de l’ordre de 30% pour la fusariose et la septoriose. En plus de ces pertes quantitatives, certaines souches fongiques responsables de la fusariose peuvent produire différentes mycotoxines qui déprécient la qualité des récoltes. Pour limiter les impacts négatifs de ces agents phytopathogènes, la stratégie de lutte actuelle repose largement sur l’utilisation de fongicides de synthèse. Parmi les biosolutions, les agents de biocontrôle ou BCA (Biological Control Agent) constituent une alternative intéressante en substitution totale ou partielle aux fongicides de synthèse d’autant plus s’ils sont associés à une nouvelle gamme de surfactants anioniques et de tensioactifs à base de biosurfactants (sucrolipides fermentaires) compatibles avec les agents biologiques. Pour répondre au contexte réglementaire et aux attentes sociétales en matière d’environnement et de sécurité sanitaire des céréales, il apparait essentiel :

(i) de renforcer l’efficacité des solutions de biocontrôle notamment en explorant les potentialités des BCA endophytes au cours de la phénologie en application foliaire ou au semis en enrobage de semences

(ii) d’intégrer ces BCA dans les systèmes de culture en complémentarité avec d’autres micro-organismes présentant des potentialités de biostimulation et/ou biofertilisation afin de diminuer à la fois la pression IFT et d’augmenter l’efficience d’utilisation des éléments minéraux en systèmes bas intrants.

Dans le cadre de ce projet RITTMO Agroenvironnement® a développé des outils de mesure pour le suivi de pathogènes dans les sols et végétaux ainsi le microorganisme de biocontrôle. Ses outils ont été utilisés pour des suivis au laboratoire et au champ.

Des essais de bioscreening de l’efficacité biocontrôle des souches étudiées dans le projet ont été conduits sur différents patho-systèmes.

Si vous êtes intéressés par ce projet et ses résultats, contactez Najat NASSR.

              

 


Projet Microbiomat

Le projet exploratoire Microbiomat est financé par l’institut Carnot MICA, il est porté par RITTMO Agroenvironnement® et l’IS2M est partenaire du projet.

De nouvelles démarches se développent pour améliorer les pratiques agricoles (produit de biostimulation, de biocontrôle…). Ces démarches permettent une meilleure gestion de la fertilisation et de la pression sanitaire, mais également de répondre aux changements climatiques de plus en plus difficiles pour les agriculteurs, de limiter la pollution des sols, d’améliorer la qualité sanitaire… Parmi ces solutions innovantes : les Biosolutions. Ces produits permettent d’améliorer la disponibilité des éléments nutritifs dans le sol et de stimuler la croissance des plantes. Cependant, il existe encore des limites d’efficacité agronomique liées à la survie microbienne dans le sol.

Le projet Microbiomat vise le développement de biofertilisants innovants composés de microorganismes fixés sur un support organique fonctionnel (biochar) et dont les caractéristiques fonctionnelles sont constantes dans le temps et ceci quelle que soit la nature du sol (caractéristiques physico-chimiques et biologiques du sol). Ce projet exploratoire a pour objectif de statuer sur : la possibilité de produire des biofertilisants microbiens enrobés de matériaux organiques (innovation sur un couplage spécifique « microorganisme-matériau : biomatériau») ; les modes d’interaction entre microorganismes et matériaux organiques fonctionnels et leur évolution dans le temps ; la pertinence d’une valorisation agronomique d’un biomatériau composé de biofertilisant par rapport à un biofertilisant classique (préparation microbienne seule).

A l’issue de ce projet, plusieurs fiches de communications ont été rédigées pour présenter les résultats obtenus.

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Projet SOLCHOU

« Lutte anti-gaspillage par la maîtrise au champ des contaminants microbiens responsables de l’altération des produits végétaux transformés » 

Ce projet MPA2 Amont aval a été mené en partenariat avec le CRITT Aérial (Illkirch)

Des pertes récurrentes liées à des altérations microbiennes sont constatées en aval de certaines filières, comme celles des produits traiteurs. Parmi ces produits sont concernés ceux intégrant des produits végétaux à l’origine des contaminations microbiennes responsables d’altérations visuelles ou gustatives. En effet, certaines espèces microbiennes au sein des communautés fongiques, de type levures altérantes des aliments, peuvent être présentes dans le végétal dès la récolte. La choucroute d’Alsace est un légume transformé, obtenu par fermentation spontanée de feuilles de choux (Brassica oleracea) préalablement découpées en lanières et mises en présence de sel dans les cuves de fermentation. Des constats industriels ont soulevé une possible altération d’origine microbienne de ces produits traiteurs, les rendant impropres à la consommation. Les produits végétaux ont été identifiés comme étant à l’origine de ces contaminations et la levure Candida holmii serait potentiellement impliquée dans cette problématique.

L’objectif du projet était d’identifier l’origine de contamination en amont de la production de choucroute afin d’identifier des stratégies de lutte pour réduire le gaspillage de cette filière. L’hypothèse de recherche porte sur l’implication du sol et des pratiques culturales qui pourraient être à l’origine du développement de la population microbienne impliquée dans l’altération des aliments, en effet les déchets verts de la filière chou/choucroute sont remis au champ et sont potentiellement une source de contamination du sol par des micro-organismes indésirables. L’objectif de ce projet était de détecter et quantifier la présence de la souche Candida holmii dans des échantillons à la fois de sol et de matrice végétale afin d’identifier l’origine potentielle de cette souche qui est impliquée dans l’altération de produits traiteurs contenant de la choucroute. Les travaux menés ont permis de lever des verrous méthodologiques concernant l’analyse par des outils de biologie moléculaire de levures in situ dans le sol ou dans les matrices végétales.

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Projet SEFERSOL

Le projet SEFersol est financé par ECOPHYTO DEPHY EXPE. L’EPLEFPA Les Sillons de Haute Alsace est porteur du projet, RITTMO Agroenvironnement® et 6 autres structures sont partenaires.

En maraîchage biologique, la maîtrise conjointe de l’enherbement et de la fertilité du sol constitue un enjeu essentiel. Ces deux facteurs influencent très fortement les performances économiques des systèmes de culture (SdC) et sont intimement liés.

Les huit partenaires réunis dans le projet SEFerSol Maraîchage Biologique mettent leurs compétences en commun pour développer deux stratégies (SdC) innovantes de gestion combinée de l’enherbement et de la fertilité du sol, à très bas niveaux d’intrants, en les comparant à une stratégie plus classique de maraîchage biologique afin d’en évaluer les performances globales : SdC maximisant l’usage des engrais verts (ENGRAIS VERT MAX), SdC adaptant l’agriculture de conservation des sols (CONSERVATION DES SOLS).

Dans le cadre de ce projet RITTMO Agroenvironnement® analyse divers paramètres de la fertilité microbiologique des sols et étudie l’impact des pratiques sur ces indicateurs.

Pour plus d'informations concernant le projet, consultez le site dédié. https://polemaraichage.com/experimentations/sefersol/

Si vous êtes intéressés par ce projet et ses résultats, contactez Najat NASSR

   

 

 

Projet SysVit-SolVin

« Impact de systèmes viticoles à faibles intrants sur la qualité des sols et la qualité des productions»  

Le projet SysVit-SolVin a été financé par le fond CASDAR du MAAF de 2014 à 2016. Ce projet a été porté par RITTMO Agroenvironnement® et réunissait 7 partenaires, en plus de RITTMO Agroenvironnement®. 

Différents systèmes viticoles sont évalués dans le cadre du programme ECOPHYTO pour fournir à la filière des nouveaux itinéraires techniques faiblement consommateurs d’intrants phytosanitaires. Ces nouveaux systèmes sont particulièrement basés sur les modes de travail de sol, la gestion de l’enherbement, les traitements phytosanitaires et la maitrise de la vigueur de la vigne et peuvent impacter directement la qualité des baies et du vin. L’objectif du projet SysVit-SolVin a été l’acquisition de nouvelles données et de nouveaux indicateurs de la qualité biologique des sols en lien avec la minéralisation de l’azote du sol, la gestion de la nutrition azotée de la vigne et la qualité organoleptique dans les nouveaux systèmes innovants à moindre intrants chimiques. Ce projet ambitieux a réuni des partenaires variés provenant du monde de la recherche, de l’enseignement et de la filière viticole.

Onze systèmes de culture innovants de type protection intégrée, variété résistante ou agriculture biologique ont été étudiés. Des analyses ont été menées sur trois compartiments: sol – végétal – production. La qualité biologique des sols a été analysée par la caractérisation des communautés microbiennes globales selon une approche basée sur l’activité métabolique nutritionnelle globale et spécifique impliquée dans la dégradation de la MO et le cycle de l’azote. La nutrition azotée de la vigne a été étudiée par des mesures du potentiel de minéralisation de l’azote du sol et l’état nutritionnel de la vigne à différents stades végétatifs. La qualité organoleptique des raisins et vins issus des récoltes a été caractérisée au niveau sensoriel et au niveau biochimique. 

Ce projet a également mis en évidence que certaines pratiques de type Agriculture Biologique améliorent les caractéristiques biologiques du sol et son fonctionnement.

Les analyses réalisées ont mis en évidence l’effet des pratiques sur le fonctionnement biogéochimique du sol. Les analyses combinées des paramètres microbiologiques du sol et de la minéralisation de l’azote ont permis de différencier les itinéraires en agriculture biologique de ceux en protection intégrée et ceci en considérant l’ensemble des sites sites/systèmes étudiés à l’exception du site d’Aquitaine. Des différences ont été obtenues entres les itinéraires techniques au niveau de la minéralisation de l’azote et de la biomasse et de l’activité microbienne du sol sur le site de Ribeauvillé qui présente deux itinéraires techniques pour un même cépage. Ce projet a également mis en évidence que certaines pratiques de type Agriculture Biologique améliorent les caractéristiques biologiques du sol et son fonctionnement.

La simple comparaison des systèmes de vignobles biologiques et intégrés a montré des effets mineurs sur les caractéristiques sensorielles des baies de récolte et de vins sans impact significatif sur les préférences des consommateurs habituels de ces vins. Finalement, la réduction drastique des herbicides dans la gestion des sols du vignoble n’a eu que des effets mineurs sur les caractéristiques sensorielles des baies de récolte et des vins.

Si vous êtes intéressés par ce projet et ses résultats, contactez 

Najat NASSR